Génération Mer est invité aux ateliers de travail organisés par Sorbonne Université dans le cadre de la journée autour de l’expertise scientifique et du débat public.
Comment l’expertise scientifique se constitue sur les questions maritimes ? Comment est-elle portée aux divers niveaux de décision ? Comment s’engagent les chercheurs dans le débat public ? c’est à ces questions qu’ont répondu les experts des 2 tables rondes animées par Dorothée Moisan, journaliste et spécialiste des enjeux autour de la pollution par les plastiques.
L’introduction à la journée par Pierre-Marie Chauvin, Vice-Président « Arts, Sciences, Culture et Société » de Sorbonne Université, suivi d’une interlocution Laurent Petit, chercheur au GRIPIC (Groupe de recherches interdisciplinaires sur les processus d’information et de communication) et professeur à l’INSPE, Institut national supérieur du professorat et de l’éducation de l’Académie de Paris, Sorbonne Université ont permis de rappeler l’actualités particulièrement inquiétante vis à vis du monde de la science.
Après la projection d’un message de Paul Watson, officier de marine et militant écologiste qui a fait le point sur les enjeux environnementaux de l’Océan, notamment autour des ressources halieutiques, la première table ronde a essayer de répondre à la question de la mobilisation des institutions académiques au coeur du débat public, en donnant la parole à Frédérique Chlous, directrice générale déléguée à la recherche, l’expertise, la valorisation, l’Enseignement du Muséum National d’Histoire Naturelle, à Valérie Lallemand-Breteinbach, directrice de la mission pour l’expertise scientifique du CNRS, à Christophe Prazuck, directeur de l’Institut de l’Océan de l’Alliance Sorbonne Université, à François Ravetta, conseiller pour la diplomatie scientifique auprès de la présidente de Sorbonne Université et Nirmala Séon-Massin, écologue et directrice de l’expertise au Muséum National d’Histoire Naturelle.
Après la projection du court-métrage Aequo, de Julia Borderie et Eloise le Gallo, la seconde table ronde a donné la parole aux chercheuses et chercheurs qui s’engagent et aux difficultés auxquelles ils sont confrontés.
- Luc Abbadie, professeur émérite d’écologie, ancien directeur de l’Institut de la Transition Environnementale de l’Alliance Sorbonne Université, membre du bureau et du conseil scientifique du Groupe Régional d’Experts du Climat (GREC) de l’Ile-de-France
- Marie-France Dignac, directrice de recherche à l’INRAE, membre de la Coalition des scientifiques pour un traité efficace sur les plastiques
- Eric Guilyardi, océanographe et climatologue à l’Institut Pierre-Simon Laplace, co-rapporteur d’un avis du COMETS sur l’engagement public des chercheurs et chercheuses
- François Lallier, biologiste, professeur à Sorbonne Université et à la Station biologique de Roscoff, membre de l’Institut de l’Océan de l’Alliance Sorbonne Université, vice-chair de l’European Marine Board
Cette matinée de débats a été suivie de trois ateliers en parallèle, en comités restreints, portant sur trois thématiques sensibles concernant la mer : la pollution plastique, la biodiversité marine et les ressources halieutiques. Les ateliers ont produits des recommandations qui seront portées dans le cadre du projet SOUND, une démarche de long terme pour développer les grandes orientations scientifiques, consolider le partenariat avec les membres de l’Alliance Sorbonne Université autour des grands enjeux d’un monde en mutation, et mieux partager savoirs et expertises avec la société.